Les connaissances théoriques et pratiques et les qualités personnelles que le système de santé d’aujourd’hui exige de ses infirmières et infirmiers autorisés ne peuvent être acquises qu’au moyen de programmes de baccalauréat offrant une approche globale des sciences infirmières. Selon l’Institut canadien d’information sur la santé, 60,1 p. 100 des infirmières et infirmiers autorisés ont une formation au niveau du diplôme1. Leur contribution est hautement respectée au sein de la population active du Canada. L’Association des infirmières et infirmiers du Canada appuie toutefois des stratégies qui les encouragent à rester dans la population active, à poursuivre leur formation professionnelle et, pour celles et ceux qui choisissent de le faire, à viser l’obtention d’un baccalauréat.
Oui. Des études démontrent que la dotation en infirmières autorisées ayant une formation au niveau du baccalauréat est associée à une amélioration de la sécurité des patients et à des résultats positifs pour les patients. Une étude a indiqué une baisse de 5 p. 100 du risque de décès des patients pour chaque hausse de 10 p. 100 dans la proportion d’infirmières autorisées détenant un baccalauréat2. Les résultats sont semblables pour les services de santé communautaires : les patients soignés par des infirmières autorisées ayant une formation au niveau du baccalauréat connaissent des résultats de santé nettement meilleurs3. De meilleurs résultats de santé équivalent aussi à des économies pour le système de santé.
Ils améliorent l’efficacité du système de santé et le rendent notamment plus accessible. Les infirmières et infirmiers autorisés ayant une formation au niveau du baccalauréat ont une préparation qui correspond à celle d’autres professionnels de la santé, ce qui ouvre la voie au travail d’équipe. Les programmes de baccalauréat créent des possibilités d’apprentissage interdisciplinaire et des expériences communes de pratique clinique.
Les connaissances pratiques et théoriques exigées pour exécuter les tâches complexes et critiques d’une infirmière sont mieux enseignées dans un programme de baccalauréat. Les Canadiens et Canadiennes comptent sur l’appui des infirmières et infirmiers autorisés lorsque se présentent des questions ou des situations de vie ou de mort. Ils s’attendent à ce que les infirmières et infirmiers autorisés créent et mettent en œuvre des plans multidimensionnels pour contrôler les maladies chroniques, traiter les conditions de santé complexes et faciliter le retour dans la communauté après une hospitalisation. Ils se tournent aussi vers les infirmières et infirmiers autorisés pour s’informer en matière de santé et trouver des stratégies susceptibles d’améliorer leur propre santé. Les infirmières et infirmiers autorisés évaluent l’utilité des recherches et des technologies nouvelles pour leur travail auprès des patients et ajustent leurs plans de soins en conséquence.
Toutes les provinces et tous les territoires, sauf le Québec, exigent que les infirmières et infirmiers autorisés aient une formation au niveau du baccalauréat ou effectuent présentement la transition vers cette exigence. Voir le tableau pour plus d’information.
Les programmes menant au baccalauréat peuvent être terminés en une période de deux à quatre années. Des programmes accélérés, condensés et avancés sont offerts dans toutes les provinces. Un nombre croissant d’étudiantes et d’étudiants en sciences infirmières ont déjà un grade dans une autre discipline ; beaucoup d’entre eux peuvent s’inscrire à un programme de baccalauréat en sciences infirmières de deux ans. Certes, l’obtention d’un baccalauréat représente un investissement important en termes de temps, mais cela en vaut la peine; environ le tiers des infirmières et infirmiers autorisés après une formation au niveau du diplôme reprennent les études pour obtenir le baccalauréat.
1Institut canadien d’information sur la santé. (2008). Infirmières réglementées : tendances, 2003 à 2007. Tableau 13 – Main d’œuvre des IA selon le niveau d’études le plus élevé, par province ou territoire au Canada, 2003 à 2007. Disponible à http://secure.cihi.ca/cihiweb/products/nursing_report_2003_to_2007_f.pdf
2Aiken, L. H., Clarke, S. P., Cheung, R. B., Sloane, D. M., et Silber, J. H. (2003). Educational levels of hospital nurses and surgical patient mortality. Journal of the American Medical Association, 290(12), 1617-1623.
3O’Brien-Pallas, L., Doran, D. I., Murray, M., Cockerill, R., Sidani, S., Laurie-Shaw, B., et Lochhass-Gerlach, J. (2001). Evaluation of a client care delivery model, part 1: Variability in nursing utilization in community home nursing. Nursing Economic$, 19(6), 267-276; (2002). Evaluation of a client care delivery model, part 2: Variability in client outcomes in community home nursing. Nursing Economic$, 20(1), 13-21, 36.