L'autodétermination est au cœur de la santé et de la guérison des collectivités autochtones du Canada : c’est ce que nous avons appris au cours de la table ronde Consolider nos forces au Rideau Hall
La Commission nationale d’experts et l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) viennent de conclure une table ronde intéressante avec 28 chefs de file de partout au Canada qui ont déployé de l’énergie renouvelée qui influencera les recommandations prochaines de la Commission au sujet de la santé et la guérison des autochtones. La table ronde nationale a eu lieu à Rideau Hall, demeure du gouverneur général du Canada, et a été animée par Son Excellence Sharon Johnston. Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, a assisté à séance d’ouverture et de clôture et a adressé la parole aux participants.
La table ronde se concentrait sur trois thèmes : a) les déterminants environnementaux, sociaux et économiques de la santé; b) les maladies chroniques; c) les enfants, les familles et les collectivités, ce dernier point étant d’intérêt spécial pour le gouverneur général et son épouse. L’objectif principal était de trouver des solutions permettant d’améliorer la santé et la guérison des Premières Nations, des Métis, des familles et des collectivités. Les participants à la table ronde comptaient entre eux des infirmières et infirmiers, des médecins, des partisans de la santé au sein du gouvernement et d’organisations non gouvernementales, ainsi que des pédagogues et des scientifiques de partout au Canada.
Certains messages importants ayant découlés des conversations étaient semblables à ceux des groupes avec qui la Commission s’entretient dans plusieurs collectivités au Canada. D’autres messages étaient propres à ces populations. Les messages clés que nous avons entendus suivent :
Le besoin de transformer le système est urgent.
Il faut arrêter de cloisonner le financement, la prestation de services et les politiques et adopter un point de vue intégré général des politiques, du financement et des services qui sont absolument essentiels si nous voulons atteindre la santé et la guérison individuelle, celle de la collectivité et celle de la famille.
Tout au long de la discussion, la Commission a entendu des messages clairs sur le fait qu’il faut faire tomber les barrières qui séparent la santé, les soins de santé et les services sociaux, car pour les gens, ces domaines sont reliés dans la vie de tous les jours.
La Commission a entendu une forte affirmation qu’il y a de la valeur dans l’orientation générale des soins de santé primaires et dans une approche intégrée à la santé individuelle et communautaire.
Le rôle des infirmières et infirmiers est d’aider les Canadiennes et Canadiens à avoir une meilleure santé.
On a exprimé clairement que les infirmières et infirmiers doivent appuyer toutes les dimensions de la santé, y compris les aspects physiques, mentaux, émotionnels, spirituels et sociaux.
Il faut aborder les déterminants de la santé généraux sociaux, économiques, environnementaux et indigènes ainsi que leurs incidences sur les résultats pour la santé si nous voulons assurer la santé individuelle et communautaire, ainsi que la guérison et le mieux-être.
Il est important d’avoir une perspective globale, mais nous devons trouver, créer, mettre en œuvre et évaluer des solutions efficaces au niveau de la collectivité et du peuple.
La profession infirmière et les autres fournisseurs de soins doivent assurer la prestation des soins en tenant compte des besoins cernés des personnes qui cherchent des services et des soins ou qui en obtiennent. Elle doit aussi tenir compte du contexte (et non des besoins des fournisseurs et des systèmes).
Les infirmières doivent être équipées avec les outils nécessaires pour assurer la prestation des soins traumatologiques, peu importe le contexte du traumatisme.
La Commission a eu des commentaires sur l’importance de nouer des relations avec les particuliers et les collectivités avec le temps afin d’améliorer la santé.
Prochaines étapes
La Commission analysera les résultats de la table ronde pour cerner les domaines prioritaires qui influenceront son prochain rapport à l’AIIC. Par contre, tous les résultats accumulés durant la journée seront partagés avec l’AIIC. La présidente de l’AIIC, Judith Shamian, la directrice générale, Rachel Bard, faisaient partie du groupe, ainsi que Claire Betker, membre du conseil d’administration en provenance de l’Alberta. Judith Shamian a fait part de son enthousiasme pour les conversations de la journée et s’est engagée à transmettre l’énergie et les idées qui sont provenues de la table ronde au conseil d’administration de l’AIIC à sa prochaine réunion en avril 2012. Elle a également indiqué au groupe que le conseil d’administration de l’AIIC a ressent beaucoup d’enthousiasme pour les travaux de la Commission. Le conseil d’administration attendra le rapport de la Commission au mois de juin et suivra les recommandations qui pourront aider la profession infirmière dans sa contribution aux objectifs partagés d’assurer une meilleure santé, de meilleurs soins et une meilleure valeur.
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