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Maria Chiera, inf. aut., B. Sc. inf., M. Nurs., CSN(C)

Certifiée en sciences neurologiques

Pourquoi êtes-vous devenue certifiée il y a 25 ans?

Il y a 25 ans, j’ai commencé à travailler à l’Hôpital Toronto Western, qui fait partie du University Health Network. Notre directrice de la formation, Brenda Perkins, était mon enseignante clinique dans le programme de sciences neurologiques. Elle a suggéré que nous passions l’examen de certification parce que ça nous aiderait vraiment à nous orienter, à comprendre le processus de la maladie des patients et à nous aider dans les interventions et notre planification. La certification permet vraiment d’acquérir ces connaissances supplémentaires qui contribuent positivement aux soins infirmiers.

Pourquoi avez-vous maintenu votre certification?

Même maintenant que je suis passée au service de réadaptation, où nous recevons un grand nombre de patients aux soins complexes, j’aime le fait que les sciences neurologiques sont encore ici, elles sont partout d’ailleurs. Ce qui me motive à maintenir ma certification, c’est qu’il y a toujours quelque chose de nouveau tous les cinq ans. Je me fixe toujours un objectif : Qu’est-ce que je veux accomplir cette fois-ci? Mon plus récent objectif, de 2013 à 2018, était d’en apprendre plus sur la neuro-oncologie. J’ai suivi un cours en soins palliatifs sur les tumeurs solides, qui peuvent propager la métastase au cerveau ou à la colonne vertébrale, et sur les soins liés à cette condition. On acquiert constamment des connaissances qu’on peut appliquer à tout domaine dans lequel on œuvre, parce qu’elles seront utiles en cours de route. Tous les cinq ans, je change les motifs de mon apprentissage. Peut-être que la prochaine fois je me pencherai sur les soins neuro-vasculaires ou sur quelque chose de différent.

En quoi la certification vous a-t-elle aidé dans votre carrière?

Elle m’a permis d’en apprendre plus sur les différents types de tumeurs cérébrales. Ces connaissances supplémentaires sont extrêmement utiles. Lorsque je soigne un patient souffrant d’un certain type de tumeur cérébrale, je peux mieux comprendre la condition parce que j’ai ces connaissances supplémentaires. La certification me permet d’adapter mon intervention infirmière selon ce que le traitement médical a révélé. Lorsque le patient revient avec les résultats de ses tests indiquant une tumeur maligne, ça m’aide à comprendre non seulement la pathologie, mais aussi le traitement à administrer et ce à quoi doivent s’attendre le patient et sa famille.

Quel serait votre conseil aux jeunes infirmières et infirmiers qui commencent dans la spécialité?

Si vous prévoyez obtenir votre certification de l’AIIC, vous devez le faire pour tout ce qu’elle recèle. J’ai commencé en soins actifs et je suis maintenant en réadaptation et en soins complexes. Ne vous soumettez pas à l’examen seulement parce que vous êtes dans votre zone de confort. Allez au-delà! Assurez-vous d’apprendre quelque chose de nouveau à chaque fois. Pour que la certification soit avantageuse pour vous et votre pratique, vous devez toujours faire des pieds et des mains pour apprendre des notions sur les différents traitements et les dernières connaissances sur les maladies. Ce que nous avions l’habitude de faire auparavant pourrait ne plus être pertinent, peut-être que nous y avons même mis fin. Les soins aux patients évoluent et permettent de changer la façon dont nous traitons les patients aux prises de ces maladies.

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier du fait d’être certifiée?

Les gens me disent souvent que j’ai beaucoup de connaissances. Et je me demande alors comment j’ai bien pu acquérir ces connaissances. La certification de l’AIIC est la réponse. Elle me motive et me pousse constamment à viser de nouvelles connaissances. J’apprends et je cherche continuellement des moyens d’accumuler les 100 heures d’activités d’apprentissage continu.