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Les infirmières s’opposent avec véhémence à la décision du Québec d’imposer des frais d’utilisation - Communiqués de presse

Ottawa, 8 avril 2010 – Le groupe Les infirmières et infirmiers pour l’assurance-maladie a été déçu d’apprendre que le gouvernement du Québec compte appliquer des frais d’utilisation pour les consultations médicales. Outre une nouvelle taxe santé qui ne varie pas en fonction du revenu, le Québec prévoit dans son récent budget que les patients débourseront des frais de 25 $ pour chaque consultation.

« Cette mesure viole l’esprit de la Loi canadienne sur la santé, qui repose sur le principe d’accès universel. Les frais de 25 $ par consultation dissuaderont les gens de consulter un médecin et auront un effet particulièrement pervers sur les personnes démunies et celles qui souffrent de maladies chroniques ayant besoin de suivis médicaux fréquents », a déclaré Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières/infirmiers. « Cette décision pénalise injustement les personnes démunies et les malades. »

On craint que cette décision ait des répercussions désastreuses sur les gens qui comptent sur le système de santé du Québec. « Quoique tous les ordres de gouvernement subissent les pressions de réduire le déficit, les frais d’utilisation ne sont pas la solution. Les personnes qui ont des difficultés financières attendront de consulter un médecin jusqu’à ce que leurs symptômes soient si graves qu’elles n’auront plus le choix que d’en tenir compte. Il en coûtera alors beaucoup plus cher au système. Le gouvernement du Québec devrait se concentrer sur la prévention et le diagnostic rapide afin d’engendrer des réductions de coûts », a déclaré Kaaren Neufeld, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada.

Le groupe Les Infirmières et infirmiers pour l’assurance-maladie continuera de s’opposer à la décision du Québec et exhortera la ministre fédérale de la Santé à mener une enquête sur ces nouveaux frais d’utilisation, qui violent peut-être la Loi canadienne sur la santé.