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Les statistiques infirmières signalent une amélioration de l’accès aux soins de santé pour les Canadiens - Communiqués de presse

Ottawa, le 8 décembre 2010 – le Canada a 6 % d’infirmières et infirmiers autorisés de plus aujourd’hui qu’il y a cinq ans, augmentation qui, on l’espère, améliorera l’accès aux soins de santé tout en diminuant les temps d’attente.
Les statistiques concernant la main-d’œuvre infirmière sont tirées d’un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS). Le Canada a 266 341 infirmières et infirmiers autorisés, selon les données de l’ICIS recueillies de 2005 à 2009.

Un autre rapport, publié la semaine dernière par l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) et l’Association canadienne des écoles de sciences infirmières (ACESI), affiche un nombre record d’admission d’étudiants à des programmes de sciences infirmières depuis les 10 dernières années.

Malgré une augmentation de 5 % de la population ces cinq dernières années, l’AIIC a le plaisir de remarquer que le Canada gère bien sa pénurie d’infirmières et infirmiers – il s’agit d’une étape importante pour veiller à ce que les Canadiennes et les Canadiens reçoivent les soins dont ils ont besoin, où et quand ils en ont besoin.

« C’est une nouvelle encourageante pour les quelque cinq millions de Canadiens qui n’ont pas d’accès régulier à des fournisseurs de soins de santé primaires », affirme Judith Shamian, présidente de l’AIIC. Le rapport de l’ICIS révèle que de plus en plus de Canadiennes et de Canadiens reçoivent des soins d’experts d’infirmières praticiennes (IP), puisque leur nombre a doublé ces cinq dernières années et frôle désormais le chiffre de 2 000. Les statistiques d’enseignement de l’AIIC et de l’ACESI, publiées le 3 décembre, confirment cette tendance : 39 % d’étudiants supplémentaires ont reçu un diplôme de programme d’IP à la fin de l’année universitaire 2008 2009.

Les IP constituent une stratégie importante pour l’amélioration de l’accès aux soins primaires. Les cliniques menées par des IP ont été introduites avec succès en Ontario, le Québec s’est engagé à créer 500 nouveaux postes d’IP et le Manitoba a lancé la semaine dernière un grand investissement dans des cliniques de soins rapides menées par des IP. La tendance se maintient dans les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, qui mènent le pays au chapitre du nombre d’IP par habitant.

Malheureusement, les statistiques de l’ICIS révèlent que la plupart des nouveaux postes d’infirmières et infirmiers autorisés sont dans des hôpitaux plutôt que dans des centres de soins communautaires. L’AIIC recommande de renforcer la base en amont du système de santé et d’affecter davantage de ressources aux soins primaires, aux soins communautaires et aux activités de prévention des maladies et de promotion de la santé.

« Le rapprochement des soins au domicile et l’insistance sur la prévention, le diagnostic précoce et le traitement sont des stratégies éprouvées qui évitent des séjours à l’hôpital onéreux à long terme – ce qui libère des lits et réduit les goulots d’étranglement dans les salles d’attente des urgences, affirme Rachel Bard, directrice générale de l’AIIC. De même, l’AIIC aimerait voir une transformation de l’investissement pour qu’il soit dirigé vers les soins de longue durée, les soins à domicile et la gestion des maladies chroniques. »

Les employeurs reconnaissent de plus en plus la valeur des emplois à temps plein pour les infirmières et infirmiers – facteur important de fidélisation de la main d’œuvre, de continuité des soins et de sécurité des patients. Près de 60 % des infirmières et infirmiers autorisés a actuellement un emploi à temps plein, soit une augmentation de presque 4 % depuis les cinq dernières années. Terre-Neuve et-Labrador est la province la plus progressive dans ce domaine, puisque près des trois quarts de ses infirmières et infirmiers autorisés ont un emploi à temps plein, chiffre se situant bien au dessus de l’objectif national de l’AIIC (70 %).

Il s’agit d’une situation particulièrement bonne pour les Canadiennes et Canadiens dans un contexte où nous nous préparons à affronter un recrutement plus dynamique de la part des États-Unis qui souhaitent recruter des professionnels de soins de santé afin de gérer la demande accrue de services médicaux dans le contexte de la réforme sur la santé proposée par Barack Obama. « Les études démontrent que le manque d’emploi à temps plein est un des principaux facteurs qui ont mené nos infirmières et infirmiers à se chercher un emploi aux États-Unis dans les années 1990. Le nombre d’infirmières et infirmiers au Canada a ainsi chuté, affirme Mme Shamian. L’AIIC lance un appel au gouvernement fédéral pour qu’il s’engage à conserver les talents des soins de santé au Canada et à les acheminer là où ils sont le plus nécessaire. »

L’AIIC est la voix professionnelle nationale des infirmières et des infirmiers autorisés du Canada. En tant que fédération de 11 associations et ordres provinciaux et territoriaux représentant 139 893 infirmières et infirmiers autorisés, l’AIIC fait progresser la pratique et la profession infirmière afin d’améliorer les résultats pour la santé et de renforcer le système de santé public et sans but lucratif du Canada.

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Pour en savoir davantage, prière de communiquer avec :
Lisa Brazeau
Directrice, Communications générales
Association des infirmières et infirmiers du Canada
Tél. cell. : 613-864-1371
Courriel : lbrazeau@cna-aiic.ca