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L’Association des infirmières et infirmiers du Canada est déçue de la Loi sur le respect des collectivités qui manque de vision

Ottawa, LE 23 MARS 2015 — L’Association canadienne des infirmières et des infirmiers du Canada (AIIC) est déçue que le projet de loi C-2, Loi sur le respect des collectivités, ait été adopté à la Chambre des communes aujourd’hui, car cette loi imposera des obstacles inutiles et excessifs pour les collectivités tentant d’établir des centres d’injection supervisés.

Les données probantes démontrent clairement que les sites d’injection supervisés et autres programmes de réduction des méfaits permettent d’assurer des services de santé et des services sociaux essentiels aux populations vulnérables – tout particulièrement aux personnes qui vivent dans la pauvreté, qui souffrent de maladie mentale et qui sont sans abri. Un gouvernement réellement engagé à l'égard de la santé et de la sécurité publiques s'efforcerait d'améliorer l'accès aux services de prévention et de traitement, plutôt que de créer plus d'obstacles.

Le gouvernement conservateur a précédemment déclaré que la création de sites « permettant la consommation de drogues obtenues de sources illicites pourrait causer beaucoup de tort au sein de la collectivité. » L’AIIC est préoccupée du fait que sa rigoureuse position contre la criminalité — marquée par le retrait d’un pilier de la réduction des méfaits de sa stratégie nationale antidrogue — assombrira les données probantes démontrant les résultats positifs pour les collectivités ayant en place des programmes de réduction des méfaits. Dans le secteur est du centre-ville de Vancouver, où se trouve le site d’injection supervisée Insite, des propriétaires d’entreprise, des fournisseurs de services et des résidents du quartier sont d’accord que la clinique a influencé positivement la santé des personnes qui l’utilisent et celle de la collectivité.

Des consultations avec les intervenants et des travaux de recherche sont effectivement nécessaires et importants, tout particulièrement du fait que les programmes de réduction des méfaits sont censés profiter à l’ensemble de la collectivité et promouvoir la santé et la sécurité de ses membres. Toutefois, l’AIIC estime que ce projet de loi prescrit la production d’une quantité excessive de rapports avant même que le gouvernement fédéral ne se penche sur une demande. Qui plus est, quand une collectivité présente effectivement une demande de dispense, la loi ne précise pas comment la ministre de la Santé devrait pondérer les diverses consultations dans sa décision finale. Enfin, le projet de loi précise que la ministre peut accorder des dispenses uniquement dans des « circonstances exceptionnelles » — ne laissant ainsi que peu d’espoir pour les collectivités désireuses de mettre sur pied un important service de réduction des méfaits.

L’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) est la voix professionnelle nationale des infirmières et infirmiers autorisés du Canada représentant 135 000 membres. L’AIIC fait progresser la pratique et la profession infirmières afin d’améliorer les résultats pour la santé et de renforcer le système de santé public et sans but lucratif du Canada.

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