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Les infirmières insistent pour qu’on prenne des mesures responsables à la suite du dévoilement du rapport sur la santé des Premières Nations

Ottawa, le 28 avril 2015 – L’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) et l’Association des infirmières et infirmiers autochtones du Canada (AIIAC) sont perturbées par les constatations du vérificateur général sur l’accès aux services de santé dans les collectivités éloignées des Premières Nations. La négligence dans l’application des principes des soins de santé primaires, le manque d’aide fédérale aux infirmières qui travaillent à ces endroits, l’affectation inadéquate de ressources et la répétition de problèmes décrits dans des rapports précédents sont particulièrement préoccupants. Comme elles représentent les infirmières et infirmiers autorisés (inf. aut.) du Canada, l’AIIC et l’AIIAC parlent au nom des prestateurs de soins primaires les plus nombreux dans ces collectivités. Dans l’étude sur Les soins infirmiers adaptés à la santé autochtone et la santé des Autochtones [PDF, 1,6 Mo] qu’ils ont réalisée en 2014, nos organismes ont conclu que les obstacles et le besoin d’améliorer la santé autochtone sont bien documentés, mais que des interventions efficaces s’imposent.

« Le gouvernement fédéral doit assurer la disponibilité de services de santé et l’accès à ces services pour les collectivités inuites et des Premières nations et les aider à atteindre des niveaux de santé qui se comparent à ceux d’autres Canadiens », a déclaré Mme Karima Velji, présidente de l’AIIC. « Si le gouvernement fédéral n’adopte pas des stratégies nouvelles et différentes, y compris des investissements ciblés effectués avec des partenaires clés pour s’acquitter de son mandat, cet écart au niveau de l’état de santé continuera de se creuser et perpétuera d’autres disparités dans les domaines de l’éducation, de l’emploi et du revenu, notamment. »

Le rapport du vérificateur général renforce les résultats de l’étude menée par l’AIIC et l’AIIAC en 2014, tout en insistant sur le besoin de solutions créatrices et innovatrices. De nombreux groupes, y compris le gouvernement fédéral, consacrent énormément d’énergie et de ressources à l’amélioration de la santé et du mieux-être des collectivités des Premières Nations, mais le succès général se fait toujours attendre.

« Les inégalités quant à la santé des Autochtones sont ancrées profondément dans le système de santé national, depuis le manque d’infirmières autochtones aux niveaux du leadership et des postes de soins directs jusqu’à l’oubli des pratiques autochtones en santé », a déclaré Mme Lisa Bourque-Bearskin, présidente de l’AIIAC. « Les répercussions de ces inégalités sont claires, car les éléments de preuve démontrent que l’accès et l’état de santé des membres des Premières Nations dans les collectivités éloignées ne se comparent pas à ceux d’autres habitants de milieux ruraux semblables. »

En matière d’éducation des Autochtones, par exemple, les prestateurs de soins de santé et les peuples autochtones ont davantage besoin de soutien. Comme il y a pénurie de personnel dans les postes de soins infirmiers, il est difficile pour les infirmières de poursuivre leur formation professionnelle, surtout parce qu’elle est donnée souvent loin de chez elles et de chez leurs patients. La création d’infrastructures et de possibilités d’éducation virtuelle permettraient à davantage d’infirmières d’avoir accès au perfectionnement professionnel dont elles ont besoin. De même, l’amélioration de l’aide à l’éducation dans les collectivités des Premières Nations (en particulier en mathématiques et en sciences) et pour les apprenants autochtones du niveau postsecondaire pourrait favoriser le recrutement et le maintien en poste d’infirmières autochtones dans les collectivités éloignées.

L’AIIC et l’AIIAC se sont déjà engagées à collaborer à l’égard des priorités décrites dans l’étude, notamment en abordant les politiques institutionnelles et les obstacles administratifs, p. ex. le racisme, qui rendent la tâche difficile aux infirmières en matière de prestation des soins aux Autochtones. L’AIIC et l’AIIAC reconnaissent les nombreux défis auxquels fait face la Direction générale de la santé des Inuits et des Premières Nations de Santé Canada et appuient ses efforts en cours. Pour ce qui est de l’avenir, les associations veulent collaborer avec d’autres intervenants pour établir des objectifs, des calendriers et des obligations clairs. De plus, l’AIIC et l’AIIAC souhaitent que le gouvernement fédéral produise un bulletin annuel pour suivre les activités et les progrès.

L’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) est la voix professionnelle nationale des infirmières et infirmiers autorisés du Canada représentant 135 000 membres. L’AIIC fait progresser la pratique et la profession infirmières afin d’améliorer les résultats pour la santé et de renforcer le système de santé public et sans but lucratif du Canada.

L’AIIAC est le plus ancien organisme de santé réunissant des professionnels autochtones au Canada. Elle est dirigée par un conseil d’administration qui a pour mission d’améliorer la santé des membres des Premières Nations, des Inuits et des Métis en appuyant les infirmières et infirmiers inuits, métisses et des Premières Nations et en favorisant l’évolution et la pratique professionnelle en soins infirmiers axés sur la santé autochtone.

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