https://www.cna-aiic.ca/en/blogs/cn-content/2026/10/14/cna-urges-health-ministers-to-turn-commitments-into-better-access-to-care
La profession infirmière du Canada réclame des mesures pour mieux utiliser l’expertise infirmière, favoriser la mobilité de la main-d’œuvre et assurer une utilisation sécuritaire et responsable des technologies en santé.
Le 14 octobre 2026 (Winnipeg, Manitoba) — Alors que les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de la Santé se réunissent à Winnipeg, l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) appelle les gouvernements à donner suite à leurs engagements en prenant des mesures concrètes pour améliorer l’accès aux soins et renforcer les systèmes de santé.
Face à une demande croissante et aux difficultés qu’éprouvent de plus en plus de Canadiens à obtenir des soins en temps opportun, les ministres de la Santé ont l’occasion de tirer un meilleur parti des investissements en santé en mettant pleinement à profit les compétences du personnel infirmier dans l’ensemble des milieux de soins. En modernisant les politiques de santé fédérales, provinciales et territoriales, en harmonisant la réglementation de la profession infirmière et en améliorant la planification de la main-d’œuvre, les provinces et les territoires peuvent permettre aux quelque 500 000 infirmières et infirmiers du Canada d’utiliser pleinement leurs connaissances et leurs compétences dans les limites de leur champ d’exercice prévu par la loi, d’exercer plus facilement là où les besoins sont les plus grands et de contribuer aux décisions concernant l’intégration des nouvelles technologies dans les systèmes de santé.
« La profession infirmière représente l’une des solutions les plus concrètes dont disposent les ministres de la Santé pour améliorer l’accès aux soins et renforcer les systèmes de santé, a déclaré la Dre Valerie Grdisa, directrice générale de l’AIIC. En éliminant les obstacles et en utilisant mieux les compétences du personnel infirmier déjà en poste, les gouvernements peuvent réduire les délais d’attente et tirer un meilleur parti de leurs investissements en santé. »
L’AIIC demande aux ministres de la Santé d’agir dans trois domaines prioritaires :
- Mettre pleinement à profit l’expertise infirmière. Permettre aux infirmières et infirmiers d’exercer pleinement leur champ d’exercice prévu par la loi, élargir les modèles de soins dirigés par du personnel infirmier et les soins en équipe, favoriser le maintien en poste et des milieux de pratique sécuritaires, et améliorer la planification de la main-d’œuvre ainsi que les données sur la profession infirmière.
- Concrétiser les engagements en matière de mobilité de la main-d’œuvre. Réduire les différences inutiles entre les exigences d’obtention du permis d’exercice et d’inscription, accélérer les démarches pour exercer dans une autre province ou un autre territoire, améliorer les parcours d’intégration des infirmières et infirmiers formés à l’étranger et mesurer les résultats des réformes pour vérifier si elles facilitent réellement la mobilité du personnel infirmier là où ses services sont nécessaires.
- Mettre les technologies en santé au service des patients. Établir des mesures de protection communes et des mécanismes clairs de responsabilisation pour l’intelligence artificielle (IA) et les soins connectés, renforcer la protection des renseignements personnels et la cybersécurité, et veiller à ce que les infirmières et infirmiers jouent un rôle de premier plan dans la conception, l’intégration, la surveillance et l’évaluation des nouvelles technologies.
Lors de la réunion du Conseil de la fédération en juillet, l’AIIC a présenté ces priorités directement aux premières ministres et premiers ministres, aux ministres de la Santé et aux représentants gouvernementaux. Les premiers ministres se sont ensuite engagés à faire progresser la mobilité de la main-d’œuvre et à élargir la reconnaissance mutuelle aux services, y compris ceux du secteur de la santé.
« Les engagements ont été pris. Il faut maintenant passer à leur mise en œuvre », a souligné la Dre Grdisa.
L’AIIC appelle également les gouvernements à adopter une approche coordonnée et responsable face à l’intégration rapide de l’intelligence artificielle et d’autres technologies numériques en santé. Les récentes atteintes à la sécurité des données rappellent l’importance d’établir une gouvernance rigoureuse, de solides protections en matière de confidentialité et de cybersécurité, ainsi que des mécanismes de validation clinique et de supervision humaine avant de déployer ces technologies à grande échelle dans les systèmes de santé.
« Les infirmières et infirmiers constatent directement les effets des technologies sur les patients, les professionnels de la santé et la prestation des soins, a déclaré la Dre Tracie Risling, présidente de l’AIIC. L’IA offre un potentiel considérable, mais l’innovation doit s’accompagner de mécanismes de responsabilisation. Le personnel infirmier doit participer à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation de ces outils afin qu’ils améliorent les soins sans compromettre la sécurité, la confidentialité ni la confiance. »
Les recommandations de l’AIIC visent également à améliorer la planification de la main-d’œuvre, notamment en facilitant l’accès aux données sur la profession infirmière pour les gouvernements, les responsables de la planification des systèmes de santé et les chercheurs, et en proposant des solutions adaptées aux besoins des communautés rurales, éloignées et autochtones.
« Le Canada possède l’expertise et les solutions nécessaires. Il est maintenant temps de les mettre à profit », a conclu la Dre Risling.
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À propos de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada
L’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) est la voix nationale et internationale de la profession infirmière au Canada. Notre mission est de promouvoir l’excellence des soins infirmiers et des systèmes de santé publics sans but lucratif afin d’améliorer la santé et le bien-être de toutes les personnes au Canada. L’AIIC est la seule association nationale qui représente la profession infirmière dans tous les secteurs et milieux de pratique des 13 provinces et territoires. Nous défendons les intérêts de plus d’un demi-million de membres du personnel infirmier réglementé de toutes les catégories (infirmières et infirmiers auxiliaires autorisés, infirmières praticiennes et infirmiers praticiens, infirmières et infirmiers autorisés, et infirmières et infirmiers psychiatriques autorisés), ainsi que des étudiantes et étudiants en sciences infirmières et des infirmières et infirmiers à la retraite.
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