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Résistance aux antimicrobiens (RAM)

La RAM survient lorsque les micro-organismes (bactéries, champignons, virus et parasites) évoluent et deviennent résistants aux médicaments qui servent habituellement à traiter leurs infections. Ce problème grave est répandu dans le monde, puisque les infections que l’on pouvait auparavant guérir à l’aide d’un traitement standard – comme des souches précises de la pneumonie, de la gonorrhée et de la tuberculose – sont maintenant résistantes à un ou plusieurs antimicrobiens (antibiotiques et antifongiques).

La propagation rapide de la RAM s’explique par un certain nombre de facteurs, plus particulièrement l’usage abusif ou excessif des antimicrobiens. Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) (en anglais seulement), la RAM a des effets importants sur la santé humaine et le système de santé, car les infections causées par des antimicrobiens résistants aux médicaments sont associées à des problèmes de santé, y compris un prolongement du séjour hospitalier, des complications et la mortalité. On estime que, dans le monde, la RAM sera la principale cause de mortalité d’ici 2030. Au pays, un rapport du Conseil des académies canadiennes estime que, d’ici 2050, la RAM entraînera près de 400 000 décès au Canada, entraînant ainsi des coûts de 120 milliards de dollars pour le système de santé.

Rôle du personnel infirmier

Les infirmières et infirmiers jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la RAM et peuvent contribuer à une utilisation judicieuse des antimicrobiens de nombreuses façons, comme les suivantes :

  • Évaluer et surveiller les signes et les symptômes des infections et des effets secondaires du traitement aux antimicrobiens.
  • Prescrire et déprescrire de manière judicieuse.
  • Agir comme gardiens des analyses microbiologiques et en laboratoire.
  • Informer les patients et le public.
  • Mettre en œuvre des pratiques de prévention et de contrôle des infections.
  • Veiller à consigner les allergies comme il se doit.

Rôle de l’AIIC

Développement des compétences en matière de gérance des antimicrobiens

En octobre 2019, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a octroyé une subvention à l’AIIC afin de développer les compétences en matière de gérance des antimicrobiens (GAM) pour les infirmières et infirmiers prescripteurs et ceux œuvrant en soins de longue durée. Le projet vise à renforcer la pratique infirmière sécuritaire et efficace pour gérer les patients sous traitement antimicrobien. Le but de ce projet est de réduire la RAM à l’échelle du Canada. Pour obtenir d’autres renseignements sur ce projet, veuillez nous écrire à l’adresse pratiquepolitiques@cna-aiic.ca.

Comités

  • Membre du groupe de travail du Plan d’action fédéral sur la résistance et le recours aux antimicrobiens au Canada. L’AIIC participe à l’élaboration d’un plan d’action pancanadien en vue de lutter contre la RAM.
  • Codirection du sous-groupe sur la RAM du Forum des professionnels la santé de l’administratrice en chef de la santé publique. L’AIIC codirige ce sous-groupe dont le but est d’appuyer les fournisseurs de soins de santé dans leur lutte contre la RAM.

Défense des droits

  • L’AIIC a recommandé l’inclusion de la RAM aux priorités stratégiques du Conseil international des infirmières. Notamment, la présidente de l’AIIC Claire Betker a fait une présentation sur le rôle du leadership infirmier en matière de RAM au congrès du Conseil à Singapour en 2019.
  • L’AIIC s’est associée avec Choisir avec soin et les membres du Réseau canadien des spécialités en soins infirmiers afin de définir les recommandations visant à réduire la surutilisation des antibiotiques.
  • Mémoires sur la RAM présentés au gouvernement fédéral par l’AIIC :

Ressources sur la RAM

Choisir avec soin a formulé plusieurs recommandations clés concernant les infections urinaires.

Outils de la pratique

Rapports

Sites Web