https://www.cna-aiic.ca/en/blogs/cn-content/2026/06/19/cna-releases-action-oriented-reconciliation-frame
Le 19 juin 2026 (Ottawa, Ontario) — Aujourd’hui, l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) a publié Les 4 courants de la réconciliation : le cadre d’action de l’AIIC, un cadre pratique conçu pour guider le parcours de l’AIIC vers la réconciliation et soutenir les infirmières et infirmiers, les infirmières et infirmiers praticiens, les organisations infirmières et les partenaires des systèmes de santé dans la prise de mesures concrètes en faveur de soins et de systèmes de santé plus sécuritaires pour les peuples et les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
L’élaboration du cadre a été éclairée par une démarche nationale de mobilisation qui a mis en évidence un écart urgent entre la sensibilisation du personnel infirmier à la réconciliation et les soutiens nécessaires pour fournir de façon constante des soins culturellement plus sécuritaires. Les personnes participantes ont souligné que les obstacles ne relèvent pas simplement de l’intention individuelle. Ils sont enracinés dans les systèmes, les politiques, les lacunes en matière de formation et les infrastructures qui n’outillent pas toujours adéquatement le personnel infirmier pour fournir des soins culturellement plus sécuritaires. Parmi les principaux constats :
- 91,7 % des personnes répondantes au sondage ont indiqué connaître le concept de réconciliation, mais seulement 65 % ont dit se sentir en confiance pour offrir des soins culturellement sécuritaires.
- Les niveaux de confiance les plus élevés ont été rapportés par le personnel infirmier en Colombie-Britannique (81,6 %), comparativement au niveau le plus faible, observé en Nouvelle-Écosse (50 %).
- Le personnel infirmier en milieu urbain — qui représente la majorité de la profession — présente les plus faibles niveaux de formation officielle sur la santé autochtone ou la sécurité culturelle.
- Les personnes répondantes ont identifié le racisme systémique, le manque d’éducation et de formation, ainsi que le manque d’infrastructures et de soutien comme les principaux obstacles à la prestation de soins culturellement plus sécuritaires.
- Le personnel infirmier ayant reçu une formation officielle sur la santé autochtone et la sécurité culturelle a rapporté un niveau de confiance nettement plus élevé pour fournir des soins culturellement plus sécuritaires que celui n’ayant pas reçu une telle formation (74 % contre 43 %).
Tout au long du processus de mobilisation, les personnes participantes ont été claires : la réconciliation dans la profession infirmière doit aller au-delà des gestes symboliques. Elles ont souligné qu’il est nécessaire de nommer l’histoire des soins infirmiers, mais que cela ne suffit pas — le changement structurel est le travail qui doit suivre. Elles ont également insisté sur la nécessité de renforcer la formation, les infrastructures, le leadership et la reddition de comptes organisationnelle afin d’aider le personnel infirmier à fournir des soins culturellement plus sécuritaires de façon constante.
« Faire progresser l’équité en santé des Autochtones exige une action soutenue dans l’ensemble des systèmes de santé, à tous les ordres de gouvernement et au sein de la profession infirmière », a déclaré Dre Valerie Grdisa, directrice générale de l’AIIC. « Le cadre de l’AIIC crée une base pratique pour la collaboration — notamment en matière de formation sur le racisme anti-autochtone, de soutien au leadership infirmier et à la recherche dirigés par des Autochtones, et d’action pour s’attaquer aux obstacles systémiques qui continuent d’avoir une incidence sur les soins culturellement plus sécuritaires. »
Le cadre reconnaît que les soins infirmiers, en tant que composante du système de santé colonial, ont une histoire indissociable de l’oppression et des préjudices vécus par les peuples des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Le personnel infirmier a travaillé dans les pensionnats, les hôpitaux indiens et d’autres institutions où il y a eu de la négligence et des mauvais traitements, et la pratique infirmière a contribué à l’exclusion des savoirs et des pratiques de guérison autochtones, au racisme anti-autochtone et à la méfiance envers les systèmes de santé.
« La réconciliation est une responsabilité éthique et professionnelle pour le personnel infirmier et les organisations infirmières », a déclaré Dre Tracie Risling, présidente de l’AIIC. « Le cadre de l’AIIC aide à traduire cette responsabilité en action en mettant l’accent sur la reddition de comptes, le plaidoyer, l’anti-racisme et l’alliance — et en veillant à ce que ce travail continue d’être guidé par le leadership infirmier autochtone. »
L’AIIC appelle également le gouvernement fédéral à agir. L’association demande des mesures fédérales pour élargir l’accès à une formation culturellement pertinente et à une formation sur le racisme anti-autochtone, renouveler et élargir le programme des chaires de recherche autochtone en sciences infirmières, et renforcer le personnel de santé autochtone par des investissements soutenus et fondés sur les distinctions, afin de s’attaquer aux obstacles systémiques et de soutenir une participation à long terme dans l’ensemble des rôles et des milieux.
Les 4 courants de la réconciliation ont été coélaborés grâce au leadership infirmier autochtone et à une vaste mobilisation auprès d’infirmières et infirmiers des Premières Nations, des Inuit et des Métis, d’organisations dirigées par des Autochtones, de partenaires infirmiers et de leaders du secteur de la santé. Le cadre est axé sur quatre domaines : la reddition de comptes, le plaidoyer, l’anti-racisme et l’alliance. Ensemble, ces courants fournissent une structure pour le travail continu de l’AIIC et soulignent l’importance d’agir « en amont ». Ce cadre sert également de guide pratique pour permettre aux infirmières et infirmiers de tous les rôles, milieux et régions de contribuer à la réconciliation par leur pratique, leur leadership, la formation, les politiques et le plaidoyer.
« Il s’agit du début d’un travail soutenu », a déclaré Dre Grdisa. « La crédibilité se gagnera par la mise en œuvre, la reddition de comptes publique, les partenariats continus et des actions mesurables. »
Le cadre est accessible à l’adresse suivante : https://www.cna-aiic.ca/fr/a-propos-de-nous/qui-nous-sommes/notre-engagement-envers-la-reconciliation
Le parcours, le programme de formation de l’AIIC sur la réconciliation, est accessible à l’adresse suivante : https://www.cna-aiic.ca/fr/a-propos-de-nous/qui-nous-sommes/notre-engagement-envers-la-reconciliation/l-appel-des-soins-infirmiers-a-la-verite-et-la-reconciliation
– 30 –
À propos de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada
L’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) représente la profession infirmière du Canada à l’échelle nationale et mondiale. Elle fait progresser la profession infirmière afin d’améliorer les résultats sur la santé dans le système de santé sans but lucratif financé par le secteur public. L’AIIC est la seule association nationale porte-parole de tous les types d’infirmières et infirmiers dans l’ensemble des treize provinces et territoires. Elle représente les infirmières et infirmiers syndiqués et non syndiqués ainsi que retraités, les étudiants en sciences infirmières et le personnel infirmier de toutes les catégories (autorisés, auxiliaires autorisés, praticiens, et psychiatriques autorisés).
Pour plus d’information, veuillez communiquer avec :
Kerri-Anne Finn
Coordinatrice des médias et des communications
Cell : 613-282-7859
Courriel : kfinn@cna-aiic.ca
#communiquédepresse